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CDM 2007 : Les Pumas font valser la France Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-10-2007

L’équipe de France a terminé sa Coupe du monde comme elle l’avait commencée : par une défaite. Totalement dépassés par une équipe d’Argentine méritante et talentueuse, les Bleus quittent la compétition sur une triste note. Et sur la plus lourde défaite de leur histoire face à des Pumas dont le Mondial aura été éclatant (10-34).


Historique. Pour la première fois depuis la naissance de la Coupe du monde, les Argentins montent sur le podium. Une juste récompense au vu de la compétition réalisée par les Pumas et plus encore après le match plein réussi ce soir face à une équipe de France hors-sujet. La victoire argentine n’est pas plus un hasard que celle qui avait lancé son Mondial le 7 septembre dernier. Car c’était vite oublier que sur les six dernières rencontres entre les deux équipes avant cette petite finale, les Pumas en avaient remporté cinq, se plaçant parmi les adversaires les plus difficiles à manier pour les Français.

Pourtant les Bleus ont semblé avoir compris la leçon dans le premier quart d’heure et s’être décidés à faire du jeu afin de ne pas se précipiter dans la nasse argentine et d’exploiter la largeur du terrain. Du jeu il y en a donc eu. Mais de la précipitation également. Car si les Tricolores ont retrouvé de l’envie et du dynamisme, tout cela a été accompagné du traditionnel wagon de maladresse auquel les Tricolores étaient habitués depuis le début de la compétition. Et à ne concrétiser leurs temps forts qu’avec trois petits points à la 18e minute de la rencontre, les joueurs de l’équipe de France ont logiquement prêté leur flanc aux griffes des Pumas argentins.

Les Argentins un ton au-dessus

Bousculés durant les vingt première minutes, les Argentins ont ensuite réalisé une véritable démonstration. On les avait vus très nerveux la semaine dernière face à l’Afrique du sud, commettre beaucoup trop de fautes pour véritablement rivaliser avec les Springboks. Vendredi soir, c’est avec calme et justesse qu’ils ont battus l’équipe de France, dominateurs dans tous les secteurs de jeu. Plus agressive que les Tricolores et surtout plus homogène collectivement, la sélection albiceleste n’a rien laissé passer. Ultra-présente sur toutes les réceptions de balle, impeccable dans le jeu au pied, puissante dans les regroupements, elle a pris son adversaire à la gorge.

Surtout, elle n’a pas tardé à concrétiser ses occasions, contrairement à l’équipe de France. Sur l’une de ses premières incursions dangereuses dans le camp bleu, l’Argentine a lancé Felipe Contepomi dans l’en-but avant de récidiver quatre minutes plus tard. À 17-3 la messe était déjà dite. Car au vu du comportement de certains joueurs français, Raphaël Ibanez en tête, écopant logiquement d’un carton jaune pour un comportement indigne d’un capitaine depuis plusieurs minutes, la frustration avait déjà gagné les rangs tricolores. Complètement désorganisés, les Bleus n’ont ensuite réagit que par quelques initiatives individuelles, laissant logiquement tout loisir à leurs adversaires de prendre les espaces qui se multipliaient. En témoignent les deux essais de Martin Aramburu (53e) ou Ignacio Corleto (65e) qui, en contre, ont exploité les absences tricolores pour définitivement les crucifier.

Les Pumas ne relâchent pas leur proie

Jamais les Argentins n’ont lâché quoi que ce soit. D’un bout à l’autre de la rencontre, alors qu’ils savaient la victoire acquise quasiment depuis leur retour aux vestiaires à la mi-temps, ils ont cherché à montrer leur valeur et à ajouter la manière à leur succès là où les Français ont totalement lâché mentalement, tactiquement et physiquement dès lors que leur plan ne semblait pas fonctionner. Comme depuis le début de la compétition, ce manque d’adaptation à l’adversaire, leur a coûté très cher. Cette absence de motivation inconsciente pour une troisième place qui n’avait pas la même saveur qu’un titre de champion du monde également. Les Argentins voulaient s’offrir cette place sur le podium pour récompenser une génération dorée et offrir à Agustin Pichot une dernière sortie digne de son talent, ils ont réussi. Contrairement à leurs homologues français qui ont laissé les Pelous, Dominici et autre Betsen sortir par la petite porte…

 
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